Fédération nationale
des organismes de gestion des établissements
de l'Enseignement Catholique

Politique des tarifs

Vers une politique de tarifs

plus adaptée, plus dynamique, plus juste

 

 

 

Qu’est-ce qu’une politique de tarifs ?

C’est la juste appréciation, dans un objectif d’équilibre financier, des niveaux souhaitables des contributions des familles liées à l’activité principale d’enseignement et aux activités annexes de restauration et d’hébergement.

  

Quels sont les critères permettant d’apprécier la qualité de la politique de tarifs d’un établissement catholique d’enseignement ?

  • des tarifs équilibrés : une accessibilité avérée à l’ensemble des services proposés par l’établissement, la possibilité pour le plus grand nombre d’accéder à nos services, une facture d’ensemble comportant l’addition des prix des différentes prestations, cohérente et  acceptable pour les familles.
  • des tarifs justes : ce que l’on pourrait appeler un bon rapport qualité/prix ; un niveau de tarif objectivement en rapport avec la qualité des services proposés, une cohérence coût/prix/qualité.
  • des tarifs harmonieux : rechercher l’harmonie en la matière, c’est, au sein d’un réseau d’établissements, harmoniser ses pratiques ; il est nécessaire d’éviter une concurrence trop rude liée à des différences importantes de contributions entre des établissements voisins, différences qu’il y a lieu d’atténuer lorsqu’elles ne correspondent pas réellement à des différences de coûts.

 

§         Vers une politique plus adaptée 

 

Des règles simples :

En gestion scolaire, trois exigences que l’expérience fait apparaître :

 

    1. Une demi-pension est nécessairement équilibrée : le prix de vente du repas doit couvrir le coût de revient correspondant, et de façon souhaitable, doit générer une marge de l’ordre de 5% permettant d’améliorer la qualité du service (qualité d’accueil, convivialité, diversité des propositions, aménagements divers…)
       
    2. Le budget de la pension est rarement équilibré : il est rare de pouvoir faire rémunérer le coût complet de la pension par des tarifs de pensions familles suffisants, au risque de réduire considérablement l’accessibilité à ce service, pour des jeunes qui en ont réellement besoin ; ceci relève des missions souhaitables de l’enseignement catholique, de la proposition de véritables projets éducatifs d’internat aux jeunes d’aujourd’hui. Ainsi, lorsque ce secteur ne bénéficie pas de mesures à caractère social, on peut admettre un déficit maximum de 10% dans ce secteur.
       
    3. La politique des contributions familiales dans le secteur principal de l’enseignement (ou externat) est essentielle : sur elle repose toute la dynamique d’investissement, toute la mise en relief de notre « caractère propre ».

  

§         Vers une politique de contributions familiales plus dynamique

 

Les contributions sont nécessaires et elles doivent être suffisantes. Elles sont la source de notre capacité d’emprunt, de l’autofinancement d’une enveloppe annuelle d’investissement courant suffisante, d’une dynamique et d’actions pédagogiques spécifiques, personnalisées, propres à un projet d’établissement original.

 

Les contributions sont nécessaires. Nous nous devons de disposer de locaux et équipements, « en sécurité » d’abord, et surtout  « accueillants ». Nous devons disposer de moyens suffisants pour cela, notamment par des mises de fonds propres suffisantes, et pour permettre l’emprunt ; une contribution dérisoire ou trop modeste nous condamne à offrir aux jeunes des infrastructures désuètes et insécures, et met en jeu très rapidement notre existence, notre subsistance sur le marché de l’éducation.

 

Si chaque « financeur », que ce soient les parents ayant fait le choix de l’enseignement catholique, ou les collectivités publiques engagées dans ce contrat  d’éducation, ne remplit pas pleinement son rôle dans le cadre de la loi DEBRE, alors l’établissement catholique d’enseignement est en péril. Un financeur ne pourra jamais se substituer totalement à un autre, ou bien c’est notre identité qui sera en jeu ; cette dualité de financement semble essentielle pour la qualité de ce que nous proposons aux jeunes d’aujourd’hui.

 

 

§         Vers une politique plus juste 

 

L’accueil du plus grand nombre :

Cela signifie, avec la connaissance d’une contribution moyenne nécessaire et suffisante, la mise en place d’un dispositif qui comporte une dimension sociale : contribution fixe avec dispositif de réductions, système de quotient familial, politique audacieuse envers les fratries, proposition de prix « d’accès ou d’appel » en début de cycle, passerelles financières plus facilement franchissables pour les familles d’un niveau d’enseignement à l’autre…

 

 

 

En ce domaine comme en d’autres, les gestionnaires de l’enseignement catholique doivent être imaginatifs et innovants. Lorsque l’on sait que les ressources privées représentent plus de la moitié des ressources totales d’un établissement catholique d’enseignement, on comprend mieux l’intérêt de consacrer nos énergies à repenser et faire évoluer nos politiques de tarifs, en prenant sans cesse en compte nos besoins, les équilibres financiers souhaitables, et les caractéristiques de notre public de parents.