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Participation des familles

Les contributions des familles garantes de notre qualité d’accueil

 

Ce que l’on appelait les scolarités, aujourd’hui les contributions des familles, sont devenues une ressource essentielle pour assurer la pérennité de l’enseignement catholique et la préservation de son caractère propre.

 

Osons affirmer que les établissements catholiques d’enseignement, pour développer dans les meilleures conditions leurs projets éducatif et pédagogique dans le cadre des contrats d’association avec l’Etat, ont besoin d’une dualité de ressources : des ressources publiques et des ressources privées, qui doivent être toutes deux optimisées, tant l’activité d’enseignement comporte des exigences grandissantes et légitimes de qualité.

 

Rappelons que le financement de l’activité d’enseignement, au sein de l’O.G.E.C, est assuré par trois entités principales dans le cadre du contrat d’association en secondaire:

 

Ø      L’Etat doit financer les coûts de personnel non enseignant.

 

Ø      La collectivité territoriale doit financer le « fonctionnement matériel » (Région en lycée, Département en collège).

 

Ø      Les familles doivent financer les dépenses à caractère pastoral (« de caractère propre »), la quasi-totalité de l’effort immobilier, à travers l’équivalent-loyer inscrit en charges de la gestion scolaire, ainsi que les dépenses liées aux investissements mobiliers.

 

Dans le cadre du contrat d’association-école :

 

Ø      La collectivité territoriale doit ou peut financer l’ensemble des dépenses de fonctionnement matériel et des coûts du personnel non enseignant.

 

Ø      Les familles doivent financer les dépenses à caractère pastoral et les dépenses liées aux investissements mobiliers et immobiliers (même champ que dans le secondaire, avec l’inconvénient de la fragilité et disparité des financements communaux).

 

Ainsi, les efforts pour obtenir des ressources publiques à parité avec l’enseignement public dans le cadre des textes qui nous régissent, ne doivent pas occulter les efforts nécessaires à la mise en place d’une politique dynamique de contributions familiales.

 

Le champ d’utilisation des ressources familles a été décrit précédemment ; il est important et, dans une certaine mesure, garant du maintien de notre caractère propre, de notre spécificité.

 

Les ressources familles vont permettre :

 

Ø      D’avoir les moyens de notre dynamisme, de notre originalité, de nos innovations au plan pédagogique.

 

Ø      D’avoir les moyens d’offrir aux enfants et aux jeunes des structures d’accueil viables, belles, attrayantes et conviviales, répondant aux exigences de l’école du XXIème siècle.

 

Les moyens de la liberté d’enseignement sont là, également, dans la collecte de contributions suffisantes sans être prohibitives.

 

Par expérience, les contributions minimales par élève et par an, pour couvrir non seulement les dépenses de renouvellement de « l’article 15 » (loi DEBRE et ses décrets d’application) mais aussi les dépenses liées à l’investissement qualitatif, de développement et d’amélioration de notre « produit éducatif » au service des familles, sont les suivantes :

 

 

Province

Paris et grandes villes

Ecole

Entre 150 et 300 €

Entre 300 et 600 €

Collège

Entre 300 et 450 €

Entre 600 et 900 €

Lycée

Entre 380 et 600 €

Entre 760 et 1 200 €

 

Toute politique de contributions doit intégrer le principe de l’accès du plus grand nombre à nos établissements catholiques. Donner les moyens à la liberté d’enseignement de s’exercer, cela s’applique également à nous. De nombreux chemins sont possibles pour permettre à un grand nombre de parents, quel que soit leur milieu socio-professionnel, d’inscrire leurs enfants dans l’enseignement catholique :

 

Ø      Tarification modulée selon le principe du quotient familial : de nombreux exemples existent, qui peuvent être expliqués et présentés par le service de gestion de la FNOGEC (démarches mises en place, méthodes d’élaboration des grilles, communication aux parents…).

 

Ø      Politique beaucoup plus audacieuse en direction des fratries : les O.G.E.C sont encore trop frileux par rapport aux réductions accordées pour les 2ème, 3ème ,… enfants d’une même famille qui souhaite les inscrire dans l’enseignement catholique.

 

Ø      Une bonne politique doit favoriser les passerelles entre niveaux d’enseignement : par exemple, des O.G.E.C  établissent un tarif d’accès au collège en différenciant  tarifs de 6ème/ 5ème et tarifs de 4ème/ 3ème , même raisonnement en lycée avec une contribution plancher en seconde, pas trop éloignée de celle de 3ème, et inférieure à celles de 1ère /terminale…

 

Ø      Toute politique de tarifs doit être simple, pédagogique, expliquée aux parents. La simplicité consiste en une exhaustivité et une unicité : il faut éviter la multiplication des redevances, les compléments demandés en cours d’année pour telle activité particulière… Tout tarif doit être complet, clair, lisible, justifié globalement par l’engagement d’une masse de charges non couvertes par des fonds publics, qui dans leur composition peuvent être différentes d’une classe à l’autre, mais en tous cas au service de l’enfant sur l’ensemble d’un cycle d’enseignement, justifiant que leur facturation puisse être lissée.

 

 

En conclusion, travaillons à une bonne lisibilité de notre politique de contributions familiales ; cette politique doit être vivante, dynamique, adaptée à chaque public de parents.